Le bruit en open space se réduit grâce à une combinaison de solutions architecturales, mobilières et organisationnelles. Absorber les ondes sonores à la source, délimiter les espaces de travail et instaurer des règles collectives forment les trois axes d’une approche efficace. Voici 7 leviers concrets à activer, du diagnostic initial jusqu’aux cabines acoustiques, pour retrouver un environnement de travail propice à la concentration.
1 – Pourquoi le bruit en open space pèse autant sur les équipes ?
Le bruit constitue l’une des premières causes de gêne déclarée dans les bureaux ouverts. Comprendre pourquoi il affecte autant les équipes permet de mieux cibler les solutions.
Le bruit, 3e facteur de mal-être au travail selon l’INRS
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) classe le bruit parmi les trois premiers facteurs de mal-être au travail dans les bureaux ouverts. Dans l’acoustique des espaces de travail, ce résultat s’explique par la superposition des sources : conversations téléphoniques, réunions improvisées, bruit de fond permanent. L’impact du bruit dépasse l’inconfort ponctuel : il génère du stress chronique et dégrade la qualité de vie au travail sur la durée.
Ce que la concentration perd réellement dans un bureau ouvert
Chaque interruption sonore allonge le temps de retour à une tâche intellectuelle. Dans un bureau open space, les nuisances sonores répétées fragmentent la journée en séquences trop courtes pour atteindre un niveau de concentration profond.
Les conséquences s’accumulent rapidement :
- plus de fatigue cognitive en fin de journée
- un taux d’erreurs en hausse sur les tâches complexes
- une productivité globale en baisse
- un sentiment de surcharge mentale difficile à dissocier du bruit ambiant
Réduire le bruit dans ces espaces de travail, c’est aussi améliorer la qualité de vie au travail de chaque collaborateur.

2 – Diagnostiquer le niveau de bruit avant d’agir
Avant d’investir, il faut identifier précisément d’où vient le problème. Agir sans diagnostic revient à soigner sans examen.
Identifier les sources de nuisances sonores dans votre espace
Dans un bureau open space, les sources de bruit se regroupent souvent en trois catégories :
- Les conversations : appels téléphoniques, réunions debout, échanges spontanés entre collègues
- Les équipements : imprimantes, climatisation, ventilation
- La réverbération : le son qui rebondit sur les surfaces dures (sols béton, cloisons vitrées, plafonds)
Localiser chaque source guide directement le choix des solutions acoustiques à privilégier dans votre lieu de travail.
Mesurer pour choisir la bonne solution acoustique
Un sonomètre, même basique, suffit à mesurer le niveau de bruit moyen en décibels (dB) dans différentes zones. Un niveau supérieur à 65 dB en continu devient rapidement inconfortable pour les tâches qui demandent de la concentration. Cette mesure objective oriente vers les produits adaptés pour améliorer l’acoustique des bureaux ouverts : panneaux absorbants, cloisons, cabines ou une combinaison des trois.
Concrètement, une séance de mesure de 30 minutes suffit. Relevez le niveau moyen dans chaque zone aux heures de pointe (10h-12h, 14h-16h), notez les pics et leur fréquence. Vous obtenez ainsi une carte sonore de votre espace qui éclaire chaque décision d’achat ultérieure.
3 – Agir sur l’enveloppe du bureau : sols, plafonds, murs
Traiter les surfaces est le premier réflexe pour réduire le bruit à la source dans un espace de travail. Les matériaux durs amplifient les ondes sonores ; les matériaux absorbants les neutralisent.
Matériaux absorbants pour réduire le bruit à la source
Moquette, revêtements textiles muraux, faux plafonds suspendus en laine minérale : chaque surface traitée réduit la réverbération. Dans un open space à sol dur et plafond haut, ce travail sur l’enveloppe peut suffire à abaisser le niveau de bruit de plusieurs décibels sans toucher au mobilier. Absorber les ondes sonores dès leur émission reste le levier le plus économique quand l’espace de travail le permet.
Panneaux acoustiques muraux et plafonniers : comment les choisir
Les panneaux acoustiques muraux et plafonniers s’évaluent sur leur coefficient d’absorption et leur facilité de pose. Privilégiez des panneaux composites associant un support rigide, une mousse absorbante et un tissu traité non feu. La mousse mélamine, par exemple, absorbe efficacement les fréquences moyennes et hautes qui correspondent aux voix humaines, celles qui dominent dans l’acoustique des bureaux ouverts.
4 – Délimiter les espaces de travail avec des cloisons acoustiques
Les cloisons acoustiques réduisent la propagation du son en créant des barrières physiques entre les zones. Elles structurent l’espace tout en améliorant l’isolation acoustique du bureau open space.
Cloisons acoustiques fixes ou mobiles : quel usage pour quel espace ?
Les cloisons fixes conviennent aux organisations stables avec des zones dédiées à la concentration. Les cloisons mobiles sur roulettes offrent de la flexibilité pour les équipes qui réorganisent régulièrement leurs espaces de travail. La gamme BeWall, par exemple, propose des hauteurs de 136 à 180 cm, avec des panneaux en Nitech® (mélaminé alvéolaire 19 mm) et mousse recouverts de tissu Trevira CS non feu M1, en piétement fixe ou mobile selon l’usage.
Deux configurations BeWall illustrent bien l’écart d’usage :
- Piétement fixe : idéal pour matérialiser une zone silencieuse permanente, adossée à un mur ou en îlot fermé
- Piétement mobile sur roulettes : adapté aux espaces polyvalents, la cloison se déplace en quelques secondes pour reconfigurer le plateau
Les kits de liaison à 90° et 180° permettent de construire des angles fermés ou des lignes droites selon la géographie des lieux.

Créer des zones de concentration et des zones d’échanges
Séparer physiquement une zone silencieuse d’une zone d’échanges réduit le conflit d’usage à la source. Créer ces zones dans l’environnement de travail repose sur une règle simple : les conversations courtes et les appels téléphoniques restent dans l’espace dédié, tandis que le travail de concentration s’effectue à l’écart du bruit collectif. Cette organisation est le point de départ pour créer un environnement de travail réellement fonctionnel.
5 – Créer des zones de confidentialité dans l’open space
Des alcoves de confidentialité au cœur de l’open space
Pour limiter les nuisances sonores sans cloisonner les espaces, les assises confidentielles Alto créent de véritables bulles de confidentialité au sein des open spaces. Déclinées en fauteuils, canapés 2 ou 3 places et alcôves de réunion avec tablette, elles intègrent de hauts panneaux acoustiques enveloppants qui favorisent les échanges discrets tout en réduisant les interférences sonores avec les postes voisins. Les panneaux sont composés d’un cœur alvéolaire Nitech® de 19 mm, recouvert de mousse de mélamine à absorption acoustique et d’un tissu certifié Oeko-Tex®, garantissant à la fois confort et performance.
Pour les usages collaboratifs, l’alcôve peut recevoir une tablette équipée d’un passe-câbles permettant l’intégration d’un écran ou d’équipements connectés. Une solution idéale pour les appels, les réunions informelles ou les temps de concentration, sans quitter l’open space.

Des alcoves de confidentialité au cœur de l’open space
Les alcôves acoustiques offrent un espace semi-fermé pour les échanges de cinq à quinze minutes. Leurs parois composites, associant MDF, mousse mélamine de 20 mm et tissu non feu, absorbent les sons et protègent la conversation. Les assises confidentielles Alto intègrent des panneaux latéraux et supérieurs en Nitech® pour créer une bulle sonore sans fermeture totale dans le bureau open space.
La gamme Calme illustre concrètement la diversité des usages :
Cabines acoustiques pour appels téléphoniques et réunions
Lorsque les besoins de confidentialité sont plus importants, les cabines acoustiques Essentielle apportent un niveau d’isolation supérieur. Disponibles dans des configurations de 1 à 6 personnes, elles offrent un espace fermé dédié aux visioconférences, entretiens, réunions confidentielles ou travaux nécessitant une forte concentration. Leur conception permet une réduction du niveau de la parole jusqu’à -30,3 dB, limitant fortement la propagation des conversations vers l’extérieur et préservant la confidentialité des échanges.
Complémentaires aux solutions Alto, les cabines Essentielle permettent d’intégrer des espaces de calme et de discrétion directement au sein des environnements de travail ouverts, sans nécessiter de travaux lourds.

6 – Réduire le bruit avec du mobilier et des accessoires acoustiques
Le mobilier contribue directement à l’acoustique de chaque poste de travail dans un bureau ouvert. Quelques accessoires bien placés changent l’expérience sonore au quotidien.
Panneaux écrans sur les bureaux : protéger chaque poste
Conçus pour équiper aussi bien les bureaux individuels que les benchs multipostes, les écrans acoustiques BeWall permettent de réduire les nuisances sonores directement au niveau des postes de travail. Fixés sur les plateaux ou posés entre les utilisateurs, ils créent une séparation visuelle et acoustique qui limite la propagation des conversations et améliore la concentration.
Leur panneau absorbant revêtu de tissu contribue à diminuer la réverbération dans l’espace tout en préservant la luminosité et la convivialité de l’open space. Disponibles dans de nombreuses dimensions et finitions, les écrans BeWall constituent une solution simple et efficace pour améliorer le confort acoustique sans modifier l’organisation des bureaux.

Des rangements qui participent à la correction acoustique
Les panneaux acoustiques dos de rangements buronomic transforment les armoires et meubles de séparation en véritables surfaces absorbantes. Revêtus de mousse acoustique et de tissus, ils captent les ondes sonores qui se propagent dans l’open space et contribuent à réduire l’effet de réverbération, souvent responsable de la sensation d’inconfort acoustique.
Cette solution permet d’améliorer le confort sonore sans ajouter d’éléments supplémentaires dans l’espace de travail. En associant fonction de rangement et performance acoustique, les dos acoustiques buronomic optimisent l’aménagement des bureaux tout en favorisant la concentration, la confidentialité des échanges et le bien-être des utilisateurs.

7 – Mettre en place une politique interne de réduction du bruit
Le mobilier ne suffit pas seul. Sans règles partagées, les nuisances sonores dans le lieu de travail reviennent rapidement.
Zones silencieuses, codes de conduite et signalétique
Définir des zones silencieuses avec une signalétique claire engage les collaborateurs sans contrainte excessive. Un code simple : vert pour la zone de concentration, orange pour les échanges courts, rouge pour les réunions et appels. Cette organisation visuelle rappelle les attentes sans nécessiter d’intervention managériale répétée et contribue à créer un environnement de travail plus serein.
Impliquer les équipes pour ancrer les bonnes pratiques
Les règles imposées sans concertation durent rarement. Associer les équipes à la définition des usages, en atelier ou par sondage, produit un meilleur résultat. L’adhésion de buronomic à Actineo, observatoire de la qualité de vie au travail, illustre l’importance de cette dimension humaine dans l’aménagement des espaces de travail : les solutions acoustiques ne fonctionnent que si les comportements suivent.
FAQ
Le bruit en open space est-il reconnu comme risque professionnel ?
Oui. L’INRS classe le bruit parmi les principaux facteurs de risques psychosociaux en bureau ouvert. Il peut provoquer stress, fatigue mentale et troubles de la concentration. À des niveaux élevés et répétés, il entre dans le champ de la prévention des risques professionnels, au même titre que d’autres nuisances de l’environnement de travail.
Quelle réduction sonore attendre d’une cabine acoustique ?
La cabine Essentielle affiche une performance mesurée de -30,3 dB, ce qui permet de passer d’un open space bruyant à un niveau propice à la concentration ou à un appel confidentiel.
Les panneaux acoustiques suffisent-ils à isoler un bureau ouvert ?
Les panneaux acoustiques réduisent la réverbération et limitent la propagation du son, mais ils n’isolent pas complètement l’espace. Pour une isolation acoustique forte, ils doivent être combinés avec des cloisons, des alcôves ou des cabines acoustiques selon le niveau de bruit ciblé.
Quel budget prévoir pour améliorer l’acoustique d’un open space ?
Le budget varie selon l’étendue du traitement : quelques panneaux écrans représentent un investissement modeste, tandis qu’une cabine acoustique ou des cloisons impliquent un budget plus conséquent. Un diagnostic acoustique préalable permet d’éviter les achats inutiles et de concentrer les dépenses sur les solutions les plus efficaces pour votre espace de travail.
Comment améliorer l’acoustique sans travaux lourds ?
Trois leviers sans travaux pour améliorer l’acoustique des espaces de travail : des panneaux écrans sur les postes, des alcôves ou assises confidentielles pour les échanges, et une politique de zones silencieuses avec signalétique. Ces solutions se déploient rapidement et sont réversibles, ce qui les rend adaptées aux espaces en location ou soumis à des contraintes immobilières.
Passez à l’action : auditez votre espace de travail
Commencez par mesurer le niveau de bruit dans chaque zone de votre open space avec un sonomètre, même basique. Cartographiez les sources principales et identifiez les zones les plus touchées. Cette carte sonore de 30 minutes vous donnera une base solide pour passer au choix des bons produits acoustiques, qu’il s’agisse de panneaux, de cloisons ou d’une cabine anti-bruit.
Consultez le catalogue buronomic et son configurateur 3D sur buronomic.com pour comparer les dimensions, finitions et performances acoustiques de chaque gamme avant de passer commande.